samedi 8 décembre 2012

Lac Inle... Encore mieux que mieux !



Lac Inle

On s'attendait à quelque chose de superbe... et c'est encore mieux.

Une première journée entière sur le lac à découvrir la méthode de pèche et les jardins flottants de la minorité Intha ("les fils du lac"), une communauté de 170.000 personnes.

Cette ethnie s'est installée sur le lac fuyant vraisemblablement les guerres entre les royaumes de Siam et de Myanmar il y a quelques siècles.

Cependant, à leur arrivée, la place était déjà prise par l'ethnie Shan. Ils ont alors adopté un nouveau mode de vie lagunaire autour de la pèche et de la culture de petits jardins. Ils excellent donc dans la culture des primeurs.


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Le lac Inle, à une altitude de 885 mètres, est recouvert â certains endroits d'une sorte de hyacinthe d'eau. Les Inthas ont eu l'idée de les recouvrir de terre et de les cultiver en maraichages et potagers. A certains moments de l'année, ils fournissent jusquà Rangoon.

De vrais jardins potagers sur l'eau. Pour la pèche, comme ils ont besoin de leurs bras pour lancer les filets et les récupérer, ils ont adopter l'originale manière de pagayer avec un pied. On dirait un pas de danse au ralenti.D'ailleurs, Louis Vuitton s'en est inspiré dans une de ses publicités. 
Le lac n'est pas profond (maximum 5 mètres), ils ont donc créé des filets à l'intérieur d'un cône en bambou de deux mètres qu'ils plongent dans l'eau jusqu'aux algues. Avec un autre long bambou, ils décollent progressivement le filet du cône pour qu'il se referme et secouent la vase et les algues pour faire sortir le poisson avant de remonter le filet. Méthode ancestrale qui évite d'épuiser les ressources halieutiques du lac, et notamment une espèce endémique, la carpe locale.




Notre journée sur le lac a été bien remplie avec plein de visites : marchés, monastères, orfèvres, fabricant d'ombrelles en papier, tisserands... et même découverte des "long neck", rebaptisées par Guillemette, les femmes-girafes et par Augustin, les chameaux.

Cette ethnie vit généralement plus au Nord, dans le triangle d'or. Dès l'âge de 15 ans, on leur fait porter des colliers en or massif, tous les 5 ans, on rajoute 5 anneaux pour environ une vingtaine de tours, soit prês de 15-20 cm. Elles portent crânement ces bijoux et ne peuvent plus le retirer. Il fait partie intégrante de leur corps.

Nous découvrons aussi un artisanat "mondialisé", au plus près des goûts de la clientèle. Ainsi, parmi les classiques figurines, on découvre des petites crèches ! Papa doute que cet artisanat soit réalisé localement. Il se souvient de l'amie de Lucile, Stéphanie, qui fait produire à Bali des meubles. Ses fournisseurs B
alinais fabriquent aussi l’artisanat... esquimau ! Made in World !



Fabtique de cigares à l'anis et à la citronelle

Ces dernières années, une mauvaise gestion a eu pour conséquence que le lac a perdu 30% de sa superficie. ("Justine, comment calcule-t-on la superficie ? oh papa, ça va ! aujourd'hui, c'est dimanche !"),

La région souffre aussi d'un énorme déficit en gestion des ordures... Les notions de développement durable sont encore assez timides dans ce pays et il faut craindre un développement non ou mal planifié dans les prochaines années.

Au niveau touristique, nous rencontrons un nouveau zélandais, au prénom "imprononçable pour un français" ("doń´t even try !"), Keith, qui est en train d'anticiper une offre touristique conjointe entre Birmanie et Chine (Yunnan), digne d'un décollage imminent,

Petite pensée pour le grand cousin Jean-François qui nous a alertés et initiés à cette problématique d'adaptation, de rareté et de mutation... Malheureusement ses constats prophétiques et scientifiques s'accélèrent inversement proportionnellement à la prise de conscience collective et personnelle...



Processus de fabrication de l'artisannat laqué

Une fois de plus, le bambou est utilisé. Décidément le bambou sert à tout.

Il est découpé en petites baguettes dans leur verticalité puis dans leur largeur. Ce qui donne des plaques de bambous aussi fines que le papyrus ou qu'une feuille de papier. Elles sont donc faciles à travailler. Ensuite, ces fines feuilles de bambou sont assemblées à plusieurs, ce qui leur donne une résistance incroyable (le bambou ne se casse pas, il se coupe).

La laque est une résine issue du latex, récupérée à partir de plusieurs arbres. Celui-ci forme en séchant un revêtement solide, résistant aux intempéries que l'on nomme également la laque.



On prélève cette résine, un peu comme on le fait avec le latex sur les hévéas, par des entailles à la base du tronc sur lequelles sont fixés de petits bols en bambou. La résine ou le latex du laquier a une très forte qualité adhésive et un brillant magnifique.

La couleur brute de cette sève est noire.

La laque naturelle s'utilise par application de couches très minces. La qualité de la laque est déterminée par le nombre de couches. A Bagan, ils assurent mettre 26 couches. On les croit volontiers, vue la finesse du travail. Le temps de séchage entre chaque couche peut atteindre plusieurs jours entre chaque couche

Une fois sèche, la laque est poncée puis soigneusement polie jusqu'à ce que sa surface soit parfaitement lisse.

L'artisan va ensuite sculpter très superficiellement dans la laque pour faire des motifs ou reproduire des scènes ou personnages.

L'artisan saupoudre le bambou avec de la poussière de laque teintée naturellement. Cette poussière s'installe dans les reliefs ainsi crées. Une nouvelle couche de laque est à nouveau mise. Les particules adhèrent fortement à la laque au cours du séchage. Un polissage vigoureux donnera une teinte uniforme. Une couche de laque translucide est ensuite appliquée en finition.

On peut répèter l'opération autant de fois qu'on veut une couleur, in peu comme pour un batik indonésien.

Pour certaines pièces, il faut compter un processus s'étalant sur 7 mois !

Les oeuvres sont donc toutes uniques et certaines sont vraiment superbes.

Ca c'est la méthode traditionnelle. La méthode industrielle est plutôt de la peinture laquée qui ne demande pas de travailler et de sculpter le bambou.

Un train pas comme les autres…


Entre Kalaw et le Lac Inle, nous optons pour le train, long 7wagons, lent, balançant, tellement bruyant et remuant…. Même Timothée ne nous impressionne plus avec sa voix !

70 kilomètres en 3 heures. Le chef de gare nous précise que c’est le « fast train ».

La gare de départ a gardé le cachet britannique du début du siècle avec son télégraphe, ses coffres forts et sa billetterie…

L’émission « un train pas comme les autres » doit venir dans quelques jours  tourner une prochaine émission. Il faut dire que les paysages sont somptueux à une altitude moyenne de 1.300 mètres.






Le conducteur de train, bétel à la bouche, vient inviter Augustin dans la locomotive et il redémarre aussitôt. On voit réapparaitre Augustin à la station suivante, ravi, riant et tellement heureux d’avoir conduit le train et actionné le klaxon si puissant ! Plus rien n’étonne Augustin ! Il semble partout à l’aise et sûr de lui !

Ca nous rappelle une rencontre magique dans une étape précédente, à Pyin U Lwin. Nous petit-déjeunions notre soupe de poissons ( !) dans notre hôtel, dans une salle de restaurant grande et vide lorsqu’un personnage, hors du commun entra et tout à coup la salle semblait remplie de plein de gens !

Il mesure près de deux mètres, légèrement voûté et nous adresse la parole, d’un retentissant bonjour la grande famille en anglais d’une puissance incroyable. Comprenant que nous sommes français, il parle alors un français joyeux, coloré et très bien maitrisé. (Plus tard, il aidera d’ailleurs Guillemette qui bloquait sur une « hyperbole » dans sa leçon de français !). A notre invitation, il s’assoit à notre table et nous parle de son parcours… et là commence le récital. Nous sommes au spectacle ! Nous sommes totalement subjugués et charmés par son caractère, sa vie et sa personnalité.

Seule l’Italie peut produire ces personnages, tellement charismatiques, à l’humour caustique et d’une culture universelle mais florentine. Parce que bien sûr, il est originaire de Florence. Papa lui glisse qu’il n’a jamais rencontré un italien qui n’affirme pas qu’il est originaire de Florence !

Merveilleuse Italie qui a su, tout au long de son histoire, des Romains à Roberto Benigni (l’incomparable et unique réalisateur de « La vie est belle »), en passant par la Renaissance, produire ces « concentrés » d’humanité, tellement généreux, excessifs, géniaux et tellement… caricaturaux ! Une pensée bien amicale de papa à tous ses collègues italiens, hauts en couleur aussi et tellement chaleureux !


Après plus de 30 ans pour le Bureau Européen des Brevets, qu’il dirigera à la fin de sa carrière, Corrado P. décide de partir en Chine pour proposer ses services. Comme il le dit lui-même, il a passé quarante ans à se constituer un sacré carnet d’adresses et les italiens aiment ce travail d’entremetteurs. Ils ont toujours un ami, un cousin ou un partenaire à recommander. Il nage avec passion et talent dans cet univers. Père de 4 enfants et grand-père de 8 petits enfants (dont il profite peu « tu comprends, des jeunes enfants, tu ne peux pas discuter ! »). En fait, Corrado a besoin de discuter, de palabrer, de s’exprimer dans plusieurs langues qu’il maîtrise bien, de faire rire, de provoquer d’adhésion et de susciter l’admiration. Il quitte donc les siens  - « De toute façon, ils sont sous l’emprise de la Mama !, tu comprends, Bruno, en face de la Mama, y’a rien à faire ! Même Berlusconi était un enfant de cœur devant sa mama qui était donc la femme la plus puissante d’Italie, donc du monde ! » - pour passer six mois de l’année en Chine sur différents projets de développement touristiques durables.

Le gouvernement chinois le rémunère en lui offrant gracieusement un appartement à Kunming dans le dans le Yunnan (qu’il  met à notre disposition à notre prochain passage en avril). Il veut à tout prix inviter papa à intervenir à un prochain colloque en mai en Chine sur le développement durable et papa a toutes les peines du monde à lui expliquer qu’il n’a pas le droit d’intervenir dans un autre pays que celui de son affectation et sans « mandat ». Mais qu’il est difficile de convaincre ces personnages passionnés !


Au moment où nous le croisons, il est bloqué dans cette ville parce que le train qu’il devait prendre a déraillé ! Il fait une étude pour les Chinois sur la possibilité de rouvrir et de réactiver la route touristique entre la Birmanie et le Yunnan en Chine.

Il nous montre des photos de ces différents périples car son hobby est justement d’essayer de réhabiliter une ligne de chemin de fer dans le Sud de la Chine, construite par les français et qui reliait la Chine à Hanoï. Au début de notre périple, nous avions pris l’unique tronçon en circulation entre Lao (à la frontière chinoise sur notre route de Sapa) et Hanoï.

Nous allons justement le mettre en contact avec cette émission « Des trains pas comme les autres ». et nous espérons le retrouver prochainement chez lui, à Kunming… Ciao Corrado !


Kalaw, ville etape... multiconfessionnelle

Ce qui devait être juste une ville étape entre Bagan et le Lac Inle s'avère le village le plus sympa sur notre route.

Nous tombons sur un super hotel, tout en bois, avec de larges chambres, de grands lits durs, toutes illuminées qui donnent sur un... monastère !

Justine déclare : "chouette, pour la première fois du voyage, chacun a son lit !". Et c'est vrai ! Pour une fois les enfants n'auront pas à partager leur lit. On les retrouvera tous cependant sur le même le soir s'offrant un moment de télévision locale...

Le soir, ballade dans ce petit village de la minorité Chan, fabriquant des fameuses magnifiques ombrelles en papier Chan. Certains sont bouddhistes, d'autres musulmans et d'autres chrétiens baptistes... Dans la même rue il y a deux églises, (anglicane et baptiste) quelques temples  bouddhistes et une mosquées... Formidable ce brassage !

Les missionnaires chrétiens se sont installés dans des endroits sympas et au coeur des minorités. Les anglais à leur epoque avaient fait de Kalaw leur quartier d'été.

Enfin à diner, nous avons un vrai repas, non épicé. Nous découvrons la cuisine népalaise avec ses currys légers et parfumés et en dessert plein de pankakes et de chapatis indiennes. Les enfants mangent à leur faim. Surtout Timothée sui sort d'une bronchite-gastro asthmatique !

Le soir, les parents, sortent dans un petit pub taverne super sympa. Sur moins de 8 m2, un bar en U (donc chacun a un vis-à-vis) et deux guitares..et tous reprennent en coeur les chansons locales. Ils nous sollicitent mais quel dommage de ne pas connaître quelques morçeaux à la guitare.

Le taulier nous prépare un petit Rhum Sour de sa composition dans cette ambiance festive et emfummée. Il ne sert que des alcool forts et des cocktails de sa composition.




Les pubs de Gemmayze à Beyrouth au Liban pourraient s'inspirer de cette disposition. Pas de musique, pas de télé, pas de bruit, seulement une ambiance fraternelle, conviviale et assez... masculine !

On aurait voulu y passer la nuit à comprendre les discussions en anglais que les autres clients nous adressent !




Recette du Rhum Sour


  • Prendre un bon rhum local brun
  • Rajouter un genre de Sweppes local
  • Rajouter un zeste de citron
  • Et quelques glaçons
  • Papa recommande de rajouter du gingembre rapé !

Timothée... Trans-gender !

Notre Timothée qui voyage  de mieux en mieux mais qui sait se faire entendre dirige toute la famille... de ses caprices, de ses sourires, de son entêtement et de sa volonté !

Il a connu quelques petits épisodes de vulnérabilité (gastro, grippe, diarrhées). Son asthme refait surface dès qu'il y a trop de poussières. On se promène donc avec tout l'attirail. Il a perdu quelques grammes... Mais ça reste très gérable.

La tétine l'apaise et le calme mais facilite la transmission des microbes. Calme relatif ou risque de maladie... Choix Cornelien ! Mais, mon Dieu, quel coffre !

Ses soeurs s'occupent bien de lui et Augustin accepte de partager ses rares jeux, notamment sa petite collection de voitures achetées en plastique à chaque étape. Il joue donc aux petites voitures en hurlant les bruits du moteur et des freins ! Evidemment tout le monde se retourne croyant à un véritable accident !




Il suit donc le rythme avec une relative facilité ponctuée de quelques crises de... Il lutte, il s'adapte, il résiste, il MUTE !

Il apprécie moins les pinçages de joues qui sont pourtant le rituel, depuis le début du voyage, dès qu'une femme le voit...

Il a décidé de ne pas être encore propre alors qu'il nous a démontré à plusieurs occasions qu'il pourrait l'être... donc c'est la course à la couche ! En Birmanie, c'est très rare. On vit donc sur le stock thaïlandais qui se termine...

La solution adoptée et que nous allons breveter est de lui mettre une protection féminine... Et voilà notre Timothée trans-genre !

Bagan, éblouissante et unique


Peu de sites offrent cette impression de sérénité… 4.000 temples, pagodes ,stupas  en brique rouge sur 42km². Ahurissant et Exceptionnel.




La végétation est pauvre, sèche, avec des arbustes piquants. Tous les arbres ont en effet disparu au XI-XIIIème siècle pour construire ces milliers de temples. Le bois était utilisé pour construire des briques rouges avec de la terre latérite. Il y aurait au XIII  jusqu’à 13.000 temples dans 11 villages pyu.




Ces milliers de temples sont donc, à la même hauteur, visibles, en enfilade, se cachant les uns et les autres…  On peut le parcourir à vélo, en calèche, voire en montgolfière (pour d’autres budgets que le nôtre). A toutes les heures de la journée, et spécialement au lever et au crépuscule, c’est fabuleux.

Une visite au Musée Archéologique nous apprend, que chaque temple a sa propre architecture. On pense à nos amis architectes et particulièrement Issam, toujours très curieux des techniques ancestrales ou notre beau-frère Laurent, architecte des Monuments Historiques…










Dans ce musée, nous découvrons la  « rosette » birmane, un petit obélisque de deux mètres de haut qui date du XIIIème siècle,  qui a été découverte à la fin du XIXème siècle. Sur chacune de ses quatre faces, il y a la même chronique, écrit et rédigée en quatre alphabets et langues différentes. Imaginez les Champolions locaux à cette découverte ! Fabuleux trésor !








Ce paysage aride rappelle aux parents, l’Afrique du Golfe de Guinée et ses termitières de la même couleur. Le site a résisté au temps, aux intempéries et même au tremblement de terre de 1975 qui a cependant fragilisé certains édifices.

L’UNESCO, a fait un travail remarquable de réhabilitation, même si ils ont refusé pour le moment d’inscrire ce site (et les autres sites birmans) au Patrimoine mondial de l’Humanité, pour ne pas encourager ou supporter la junte militaire qui a édifié un tour inutile au cœur du site.

Cette même junte a fait « évacuer » il y a quelques années, toute la population qui vivait dans cet espace et a construit un new Bagan à quelques kilomètres du site. Ces méthodes rudes ont eu cependant l’avantage d’avoir protégé durablement le site, qui était la proie des pillards, où chacun venait se servir.

Chaque temple ou stupa héberge un bouddha. Les plus grands temples (Thatbyinnyu, Ananda, Shwesandaw) hébergent quatre statues de plusieurs mètres chacune (jusqu’à 9 mètres) aux quatre points cardinaux  : 


1) Un grand Bouddha souriant en pierre ou couleur doré avec un sourire de béatitude, son regard vers le bas et l’humanité ; 
  1. 2) Deux statues du Bouddha en pierre, se tenant la main, qui évoquent la « naissance du Bouddha » ;
3) Une autre grande statue du Bouddha, assis en situation « Sakyamuni » d’écoute, de prêche et de partage ; 

4) un Bouddha allongé d’une dizaine de mètres, le représentant au « nirvana ».



Même si certaines pagodes accueillent encore des moines et des pèlerins bouddhistes, Bagan nous rappelle aussi Angkor avec ce questionnement de la naissance, de la vie, du développement et la disparition d’une civilisation d’une grande richesse. C’est grandiose mais aussi assez perturbant...





Croisière sur l’Irrawaddy entre Mandalay et Bagan


La Birmanie est traversée du Nord au Sud par le fleuve, l’Irrawadi coule sur 2.700 kilomètres.

Véritable voie de communication et fleuve nourricier, comme le Mékong ou le Nil, il peut se naviguer entre Mandalay et Bagan, ces deux sites magnifiques.

Nous embarquons donc avec une cinquantaine d’autres touristes sur un bateau « speed boat » qui descend ce fleuve pendant une dizaine d’heures. Nous adorons ce rythme de croisière, paisible, calme…  Nous passons devant deux anciennes capitales royales: Sagaing et Uwe.





Notre famille « aimante » les birmans. Les guides birmans, pourtant très sollicités par leur propre groupe, viennent nous parler et nous aider à préparer les prochaines étapes…  Vraiment serviable, disponible et sympathique ce peuple birman.  Nous avons moins de succès avec les touristes… Il faut dire que la famille prend de la place !

Les touristes, à cette période de l’année, sont plutôt en groupe et âgés. Nous croisons assez peu de « routards » au budget serré. La Birmanie reste un pays cher. L’obligation de rentrer et de sortir en avion grève les budgets.

Le long du fleuve, les villages de pêcheurs  se succèdent. Ils semblent bien pauvres, juste pour nous rappeler que derrière ces croisières et ces moments féériques, vit une population, privée de liberté et très pauvre… La culpabilité du touriste qui resurgit !

On s’offre un repas au restaurant avant que papa nous fasse travailler oralement quelques matières du CNED…

Nous arrivons en début de soirée à Bagan dans un hôtel réservé depuis quelques semaines… Impossible de dénicher une chambre en cette période de pointe. Le pays n’était pas encore préparé à cet afflux de touristes. 

Tanakha

THA NA KHA ou  le produit de beauté Birman 

Toutes les femmes les enfants et certains hommes se griment, chacun avec des traces différentes, le visage de cette poudre-crème beige. A la fois protection du soleil, de la poussière, gardant la fraîcheur et corrigeant l'acnée. 

Ca leur donne un aspect assez clownesque et ça effraye les deux garçons !


Quand aux hommes leurs si généreux sourires ont l'aspect de multiples Dracula sanguinaires à cause du betel qu'ils mâchent à longueur de journée et qui leur rougit les dents et les gencives.  

Chacun ses critères de beauté !!!!

Tous les hommes portent des jupes ou plutôt des "longyi" tissus dans lequel ils se drappent avec un noeud-poche très spécifique






C'est un monde d'hommes ou l'alcool est omniprésent à forte dose !

Cela en fait des pays où la femme n'est pas "l'égale" de l'homme !"


La vache qu'en à elle commence à  être reine dans les rues ! Pour le plus grand plaisir de Timothée : "Grosse vache ! Grosse moto !"


Timothée a vu à son âge plus d'éléphant que de cochons bretons !





Finalement, certains moines s’arrangent un peu de ce principe de ne pas côtoyer de femmes. Toute la famille est rentrée de Sagaing sur le toit d'un bus en compagnie des moines avec qui nous partagions bethel et chewin gum !



jeudi 29 novembre 2012

Signalisation étonnante !

Interdit de cracher !
Devinez !



Trois mois déjà "on the road" !

27 novembre SAGAING

Pour fêter nos 3 mois de voyage, chacun souffle les bougies à tour de rôle et confirme son accord pour continuer. 


Cri du coeur "ce voyage va changer ma vie !" dixit Mag

Belle prière pour remercier de ce début de périple sans encombres 


La relecture des photos nous donnent l'impression d'être partis depuis des années...


L'impression aussi d'avoir trouvé un rythme qui nous convient, d'encore mieux se connaitre et de savoir comment interagir au mieux de nos caractères.


Nous apprécions la grande complicité et la solidarité entre enfant. 

Guillemette avait demandé pour l'occasion un gâteau, des bougies ET ensuite... TRAVAIL- PAGODES - TEMPLES - MONASTERES. OH Comme c'est original !!!

SAGAING, une des quatre anciennes capitales royales du pays, pleine de charme construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287 où nous nous rendons le lendemain.



Un enchantement de nuit comme de jour : myriade de plusieurs centaines de pagodes, stûpas et monastères perchés sur une trentaine de collines bordant l'Irrawaddy.


OUF ! Cette fois-ci c'est en tuk tuk que l'on parcourt la ville et ses trésors de monastères...!!!

L'université y est impressionnante et l'on peut venir gratuitement y étudier le bouddhisme. Bruno y pense !


Un moine nous informe du tremblement de terre récent (il y a seulement 6 jours) d'une magnitude de 5,8 ! 
La terre tremble régulièrement dans la région. Nous avions bien senti une secousse à Pai en Thaïlande.

Séance coiffeur et moto pour les garçons : la coupe à 0,50 centimes d'euros. 
La blondeur de Timothée les laisse pantois tandis qu'ils se mettent en 4 pour occuper Augustin sur des motos électriques...que de gentillesse et de serviabilité !

En cette fin d’après-midi c' est sur la colline de Sagaing que nous allons profiter du coucher de soleil. 
Les enfants jouent à "Bouddha perché " ! en se prenant pour des chats, sous le regard bienveillant et amusé des moines !

Parce qu'il faut quand même vous précisez que depuis 3 jours ont marche " pieds-nu" .... Notre programme de lieux saints oblige  !!! Maguelone en est ravie !

A travers l'ensemble du pays les pagodes sont continuellement  re-dorées,  les stûpas re-blanchies., grâce à la générosité des birmans qui donne 30 % de leur salaires.



Le soir, au restaurant, les enfants découvrent que nous sommes servis par les enfants. C'est un choc et l'occasion de parler et de réviser des droits de l'entant et de leur Charte, récemment étudié par Augustin. 




Une pensée pour notre ami Andrea, parrain de Timothée, le cheveu toujours en bataille et qui s’apprête avec Kinna à changer de pays. Love !

Stupa, Big Ben et Tour Eiffel





Au coucher du soleil, sur Sagaing, on découvre cette perspective... Stupa, Big Ben et Tour Eiffel dans le même axe. Vive la mondialisation...


Amarapura, ancienne capitale royale

26 NOVEMBRE  AMARÃPURA





TEMPLES- PAGODES -MONASTÈRES ... "encore !"

Ancienne capitale royale la "Cité Immortelle"


MONASTERE DE BARKAYA l'un des plus actifs du pays 


Nous y sommes à 10 h 15 pétantes, l'heure de l'unique déjeuner des 1300 moines !!


Leurs hygiène de vie est drastique suivant le code de discipline monastique et n'ont pas le droit de manger après midi. 





LE PONT D'U BEIN

L'IMAGE qui immortalisera la Birmanie


Un pont en teck le plus long du monde 1.200m de long construit en 1849 pour enjamber le lac TAUNGTHAMAN 


Ambiance exceptionnelle et visions d' une sérénité délicieuse.


Les moines allant d'un monastère à l'autre, les eaux paisibles du lac, les pêcheurs statiques le corps immergés, les scènes de vie paysannes aux activités plus lacustres, ici on laboure derrière 2 boeufs.



Mandalay, la Cité d'Or, nom magique...


25 NOVEMBRE A MANDALAY





MANDALAY "la cité d'Or" , Non pas le film !!!
150 monastères, 70 000 moines, 
Ville symbole de la foi bouddhique, 
Capitale religieuse, 
On y parle le pur birman, Maguelone s'y essayera dans la PAGODE KYAUKTAWGYI
sous un bouddha énorme de 5 m de haut taillé dans un seul bloc de marbre !

Avant la PAGODE SANDAMUNI et la PAGODE KUTHODAW, datant de 1860 toutes les deux
Stûpas dorées et 729 stèles d'albâtres d'un blanc immaculé d'une luminosité aveuglante. 
Elles protègent les dalles portant les commentaires du canon bouddhique (1774)

Notre préféré planté au milieu d' un vaste jardin
LE MONASTERE SHWE IN BIN, l'un des sanctuaires les plus secret de Birmanie,
Construit sur pilotis,grâce à la générosité de 2 riches marchands chinois, comme nombre de monastères en 1895.


Tout en teck sculpté, (quand on sait la difficulté à tailler ce bois imputrescible). Fronton, frises de toit, portes et fenêtres finement ciselées, d'anges ou de danseuses aux gestes gracieux. Bouddha sur un trône ouvragé dans une atmosphère tamisée et hautement chargée de spiritualité.  Nous y prions en famille à quelques jours de nos 3 mois de voyage sans encombres. 

ATUMASHI KYAUNG au nom imprononçable...mais on est tellement bien guidé par Damien chauffeur-guide et papa de 4 filles !! 



Pour Mam's, notre Bonne Maman de l'Aveyron : on apprend que le Bouddha de 7 m du Temple de Lerab Ling dans l'Hérault à Roqueredonde à été conçu à Mandalay et fut transporté pièce par pièce en cargo jusqu'à l'Hexagone !!

LA PAGODE MAHAMUNIE ou PAGODE DE L'ARAKAN
La plus prestigieuse de la ville, parmi les plus vénérées de Birmanie, construite en 1784 pour abriter un bouddha de 4 m.  Reconstruite après un incendie dans un style kitch  des couleurs éclatantes et une débauche d'or (chaque mur jusqu’au plafond etait en train d'être redoré à la feuille d'or collé à la main). ("magnifique disait maman !")  qui nous fait remarquer la différence d'éclat entre la feuille d'or et la simple peinture dorée !

Le bouddha à lui tout seul vaut le détour : Un visage lisse et brillant astiqué chaque matin (à 4h!) qui contraste avec le reste du corps, tout boursouflé par les milliers de feuilles d'or collées par les fidèles  ( hommes) quotidiennement, sorte de grosse doudoune à bulles dorées d'une épaisseur de 20 cm !




Nous retrouvons un vestige de sculptures khmères en bronze qui originellement gardaient le terme d'Angkor !

Beaucoup de magnifiques fleurs aux parfums délicieux à acheter en offrande à Bouddha. Maman est la seule à se les garder pour elle !!!  Pour compenser d'autres odeurs ... Dit elle !

Visites des fabriques de feuilles d'or et de feuilles de bambou. Ahhh mais voila des souvenirs peu encombrants à ramener.  L'or dont le procédé de fabrication est ancestral. Des hommes battent en cadence, avec une lourde masse 3 kg, l'or et le papier de bambou qui deviendra fine comme du papier à cigarette. 24 grammes d'or donneront 2.200 feuilles ! Les filles ont le droit à un tatouage  d'or !! 


On termine la journée en grimpant 1.700 marches sur la colline de Mandalay pour y admirer le coucher du soleil
Vue panoramique sur la ville, le fleuve Irrawaddy et le Palais royal aux vastes proportions. L'enceinte mesure
1 km 600 de côté, formant un carré parfait avec des murs crénelés hauts de 9 m et cernés de larges douves !

En redescendant les marches, on y perd Justine qui voulait gagner le pari d' arriver la 1 ère en bas ! Heureusement tout le monde nous repère et une petite blondinette est inoubliable. Le pays est par ailleurs très sûr ! C'est cependant, l'occasion d'une mise en garde et d' un rappel pour la suite ...

Diner au GOLDEN DUCK face au Palais Royal éclairé 
On déguste et dévore notre premier canard laqué. Papa nous donne rendez-vous sur la place Tiennamen à Pékin pour déguster ce plat dans un des plus grands restaurants chinois de Pékin.